Du courage.

Du courage.
Leçon de vie.




-Clique-

# Posted on Wednesday, 23 July 2008 at 1:57 PM

C'est l'histoire d'un mec devenu star. Seulement voilà: lui, il voulait juste être un homme. Simplement. Gentiment.

C'est l'histoire d'un mec devenu star. Seulement voilà: lui, il voulait juste être un homme. Simplement. Gentiment.
Il n'est décidément pas comme les autres, Benoît. Avec la sortie des Deux Mondes débute cette semaine une véritable saison Poelvoorde sur les écrans. Cowboy, le film de son ami Benoît Mariage, suivra début décembre, peu de temps avant le second volet des Randonneurs. Et Astérix et les Jeux Olympiques est prévu pour février. Quatre films à la queue leu leu! Et, comme toujours depuis qu'il est arrivé comme un scud dans le cinéma avec C'est arrivé près de chez vous, il y a déjà quinze ans, tous ces films reposent sur la faconde irrésistible de Ben. Voilà, on pourrait s'en tenir là. Le Namurois est devenu un des acteurs les mieux payés de France. On se l'arrache au cinéma, en télé, dans la presse et dans les soirées pince-fesses. Réussite. Argent. Courbettes. Que vouloir de plus? Poelvoorde est heureux?

Ce serait mal connaître l'ami Ben. Ou plutôt l'homme Poelvoorde. Petit à petit, il s'est senti arraché. Irrésistiblement éloigné de ce qu'il aime. Trop loin de Namur et de son rythme nonchalant, de la Belgique et de son ciel bas. Trop loin de sa mère qui est "la femme de ma vie". Trop loin des vrais amis et du "type qui te paie un verre dans un bistrot pourrave". Trop loin de cette gentillesse qu'il affectionne. Trop loin de ce qu'il est, au fond. Et donc tout a foiré. Tout s'est mélangé. Pas dans sa vie professionnelle. Mais dans sa vie intime. "Je suis allé dans le mur. Je roulais sans phares. Je croyais connaître le chemin. Je ne le connaissais pas." Et Benoît est devenu "un homme qui tombe", comme il dit. Tout était devenu trop lourd. Ce statut d'amuseur public. Cet agenda de fou. Ces éloignements interminables. Ces pince-fesses. Ces courbettes. Ces excès. Cette séparation d'avec la femme était son phare, depuis quinze ans. Et puis cette impression de ne plus être ce qu'il voulait être.

Après une période noire, très noire, Benoît tente lentement de se relever et de redevenir ce qu'il est. A la fois marrant et soucieux, révolté et doux, remuant et attachant. Faible, en somme. Comme un homme.


Benoît, la dernière fois que nous nous sommes vus, on s'était promis d'aller faire de la pêche...

Benoît Poelvoorde. - Et on ne l'a jamais fait, hélas! Mais je continue d'en rêver. Je ne sais pas pêcher, mais on s'en fout. C'est l'idée d'attendre, assis en buvant des bières, à ne rien foutre! Cette sérénité qu'a le pêcheur devant l'ennui, je trouve ça merveilleux! Avec sa petite canne et sa petite bière dans sa petite musette, il est heureux. On entend juste "pschitt" quand il ouvre sa cannette... C'est mon fantasme. Mais mon emploi du temps imbécile m'en empêche. Pourtant, la paresse est un sujet qui me touche: ça fait trois ans que je travaille sur un scénario de film qui s'appelle Les Inutiles, où je veux faire l'apologie du non-travail. L'inverse de Sarkozy. Je pourrais dire: j'arrête tout, voilà! Mais il n'y a rien à faire. Je suis un angoissé perpétuel, j'ai peur de me dire: et si je m'étais trompé? Tu changes tout, et puis tu te trompes: t'as l'air d'une bite!

Rêver d'aller pêcher et ne jamais l'avoir fait, ça résume ce qui t'est arrivé ces dernières années?
J'ai présumé de mes forces, oui. J'adore tourner. Si le cinéma se résumait à "moteur, action et coupez", ce serait le pied. Mais c'est tout ce qui est autour qui te bouffe. Je me suis tapé quatre films de suite en deux ans (Cowboy, Astérix et les Jeux olympiques, Les Deux Mondes et Les Randonneurs 2). Tout le monde me disait: t'es fou, t'y arriveras pas. Et moi, bêtement: mais si, puisque j'ai l'enthousiasme et le plaisir! J'ai largement présumé de mes forces. Et ça a été un chemin de croix. Je suis allé droit dans le mur.

C'est-à-dire?
Je suis malade. Une dépression nerveuse. Ça arrive à tout le monde. Beaucoup de gens ne sont pas conscients qu'ils sont déjà en dépression. Ça vient de loin. Pour moi, ça remonte à trois ans, à l'époque de Podium. Et puis tout à coup, ça tombe: la dépression se révèle, et voilà. Je me suis fermé complètement. J'ai commencé à vivre tout seul, m'enfermer, parfois même à picoler seul. Je n'arrivais plus à voir les gens. Parce que je me méprisais moi-même. Et quand tu te méprises, tu vas dans la destruction, dans les excès en tout genres Les choses n'ont plus d'importance. Alors que les gens ne cessent d'aller vers toi pour t'aider, tu finis par avoir une sorte de misanthropie. J'habite dans une maison qui me permet de ne jamais voir le jour, si je veux. Je n'ouvrais même pas les volets et je vivais comme un troglodyte. Je pleurais beaucoup. Mais les larmes, c'est bon. Il ne faut pas avoir peur du chagrin. Le Belge a un chagrin en lui qui est magnifique, qui est gracieux. Je trouve ça assez beau d'être habillé de chagrin.

Ça va, maintenant?
Ouais, ouais, je me soigne. Je suis suivi, je prends des médicaments et je bois trois litres d'eau par jour pour me purger. Le problème, c'est que je suis dans une période où je ne peux pas m'arrêter. Les Deux Mondes sort cette semaine, il y a Cowboy, puis Astérix. Trois mois de promo! Mais ça va. J'ai fait le bilan de ce qui a foiré. C'est vraiment le thème du film Cowboy, de Benoît Mariage: c'est dans la reconnaissance de ses échecs qu'on retrouve l'estime de soi. C'est un travail que j'ai fait. Qui n'est pas fini. Mais quand même: j'ai fait un chemin, je sais les erreurs que j'ai faites.

Quelles erreurs?
Ne pas me préserver des instants pour aller pêcher, par exemple. (Rire.) Et puis, je ne peux pas vivre plus deux mois loin de la Belgique. Pour Les Deux Mondes, on a tourné en Afrique du Sud. Pour Astérix, je suis resté cinq mois près d'Alicante! Le soir, je regardais la RTBF par satellite rien que pour voir des murs belges, avec des briques! C'est quand même incroyable: j'étais heureux de voir Télétourisme! (Rire.) Ces cinq mois, ça m'a pété la tête. Heureusement, j'avais Bouli Lanners avec moi, mais tout le temps... Ils ne m'ont laissé rentrer qu'une fois à Namur. Eh bien, j'ai filmé la pluie belge avec mon portable! Comme ça, si ça n'allait pas, à Alicante, je me la regardais un peu... J'ai tellement besoin du ciel bas. J'aime bien avoir cette impression qu'il y a un grand papier calque dans le ciel au-dessus de la Belgique. Et aussi de cet esprit qu'on a. Tu sais, notre espèce de tristesse amusée. Ce chagrin joyeux. J'en ai viscéralement besoin.

# Posted on Monday, 28 July 2008 at 3:37 AM

Edited on Monday, 28 July 2008 at 3:50 AM

Selon Charlie

Selon Charlie
Tout tournera autour de cet enfant,
Il ne fera que changer leurs vies et leurs chemins...


*Selon Charlie est un film qui d'après moi, tourne autour du manque de confiance en soi,de la solitude et des choix que l'on doit faire dans une vie à parcourir. Benoit y joue un personnage sensible, perdu, raté.

J'ai trouvé ce film assez spécial,un peu trop lent et long à mon goût, mais rempli de vérité sur les choix qu'un homme doit faire.


PIX : Benoit Poelvoorde & Nicole Garcia
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# Posted on Monday, 04 August 2008 at 9:38 AM

De la pure & belle collaboration.

De la pure & belle collaboration.
Ben²

*
B.Mariage & B.Poelvoorde
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# Posted on Monday, 04 August 2008 at 10:43 AM

Mc Donalds

Mc Donalds

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# Posted on Saturday, 09 August 2008 at 8:33 AM